Justine AUGIER
Corinne CUENCA
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Introduction 

Sommaire

Conclusion
 

Sources

Nos sites préférés














 

 

LES BIENS CULTURELS SUR INTERNET
 
 
 
 
 
 
 
 
 



 
 
 
 
 
 
 

 



 

 
 
 
 
 
 
 
 


 
 












 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 



 

INTRODUCTION











Le sujet "Les Biens culturels sur Internet " renvoie tout d'abord à notre conception de la culture qui détermine notre identité et caractérise notre société occidentale. 

Ces biens ne sont pas seulement les biens artistiques, telles que les œuvres d'art (peinture, sculpture, musique, littérature, cinéma, photographie) ou architecturales, mais ils sont aussi les biens axés sur la connaissance et le savoir (les encyclopédies, les musées…). 

L'impact d'Internet sur les biens culturels se traduit en premier lieu par la dématérialisation du support et de la diffusion de ces biens. Dès lors, cet impact n'est pas aussi fort pour tous les biens culturels, puisque la numérisation de certains biens facilite leur adaptation et leur utilisation par Internet. Par conséquent, la première problématique développée dans ce mémoire porte sur les rapports qu'entretient Internet avec les canaux de diffusion traditionnels, qui s'analyse plus en une complémentarité qu'en une concurrence. 
 
 

A priori, les biens culturels ci-avant définis renvoient à un patrimoine, à une identité culturelle déterminée, qui risquent d'être modifiés (positivement et/ou négativement) par l'avènement d'Internet. En effet, le Réseau des réseaux se présente comme un formidable vecteur de globalisation, et par là même d'uniformisation qui défie l'approche des biens culturels en tant que porteurs d'une identité culturelle particulière et individualiste. La seconde problématique qui ressort de ce constat est, à la fois, celle de la démocratisation de l'accès aux biens culturels et, celle de l'uniformisation de ces biens, opposée à la possibilité d'enrichissement et d'ouverture de la culture grâce à Internet. 
 
 

Enfin, l'impact d'Internet sur les biens culturels se traduit par une certaine désacralisation de ces derniers. En effet, les internautes n'hésitent pas à agir sur les biens, à les modifier et à en créer de nouveaux. Le rapport n'est plus unilatéral mais interactif ; par exemple, la lecture d'un livre devient multidimensionnelle et personnalisée grâce aux liens hypertextes. Par conséquent, la mise en ligne de biens culturels conduit à une atteinte à leur caractère original et sacré. La problématique qui se dégage ici renvoie à un questionnement philosophico-juridique sur la nature profonde des biens culturels. 
 
 


SOMMAIRE
 
 
 

Première partie : 
Internet: un nouveau canal de diffusion de biens culturels




A - Plus qu'un concurrent, Internet est un complément des canaux de diffusion traditionnels 

1 - La création de sites web concurrence a priori les canaux de diffusion traditionnels 

2 - La mise en ligne de biens culturels s'analyse en fait comme un complément, qui répond avant tout à une logique commerciale. 
 

B - En dématérialisant les supports, Internet "révolutionne" la diffusion de biens culturels

1 - La dématérialisation du support des biens culturels et de leur diffusion 

2 - Les enjeux économiques et juridiques, illustrés par le procède du site nart.com 
 
 

Deuxième partie : 
Internet modifie les rapports entre les individus et les biens culturels




A - Internet modifie l'accès des individus aux biens culturels

1 - Un démocratisation certaine, mais contestée, de l'accès aux biens culturels 
2 - L'accès élargi aux biens culturels: vers une culture uniformisée ou enrichie ? 
 

B - Internet modifie aussi la nature des biens culturels, en quelques sortes "désacralisés"
1 - L'introduction d'une interactivité des genres et des créateurs 
2 - L'interrogation sur l'essence philosophico-juridique des biens culturels
 
 

 



 
Internet: un nouveau canal de diffusion de biens culturels



 
 
 




A - Plus qu'un concurrent, Internet est un complément des canaux de diffusion traditionnels 

1 - La création de sites web concurrence a priori les canaux de diffusion traditionnels

 2 - La mise en ligne de biens culturels s'analyse en fait comme un complément 
 

 B - En dématérialisant les supports, Internet "révolutionne" la diffusion de biens culturels

1 - La dématérialisation du support des biens culturels et de leur diffusion

2 - Les enjeux économiques et juridiques, illustrés par le procède du site nart.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 


 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

 

Première partie : 
Internet: un nouveau canal de diffusion de biens culturels








Internet n'a pas véritablement révolutionné le domaine des biens culturels. Il se présente avant tout comme un nouveau canal de diffusion de ces biens, qui concurrence,  mais surtout complète, les canaux de diffusion traditionnels (c'est-à-dire tels qu'ils existent dans le monde réel). Sa carctéristique majeure est de dématérialiser le support des biens culturels, ce qui permet une diffusion plus facile de certains biens culturels. Toutefois, de cette dématérialisation naissent des enjeux à la fois économiques et juridiques.
 
 
 

A - Plus qu'un concurrent, Internet est un complément des canaux de diffusion traditionnels
 
 
 

1 - La création de sites web concernant les biens culturels concurrence a priori les canaux de diffusion traditionnels 
 

A priori, la mise en ligne de biens culturels apparaît comme un facteur de concurrence des canaux de diffusion traditionnels. En effet, les nouveaux acteurs du Web exploitent sur leurs sites des activités qui existent le plus souvent dans le monde "réel" et par là même attirent les clients potentiels des canaux de diffusion  traditionnels. 

Toutefois, cette présentation trop simpliste ne rend pas compte de la possibilité de créer une nouvelle demande (propre à Internet), ou de répondre à une demande existante mais qui n'était pas jusqu'alors exploitée par les acteurs traditionnels. En effet, en ce qui concerne les biens culturels, cette demande pourrait  être celle d'une personne habitant loin de Paris et souhaitant voir la Joconde ou acheter un livre qui n'est publié que par un éditeur parisien. La distance géographique n'est en effet plus un obstacle avec Internet. 

Il existe plusieurs types de demande. Outre  la demande attachée aux canaux de diffusion traditionnels et/ou celle qui n'est pas connectée à Internet, il est vrai que la concurrence entre les canaux de diffusion s'exerce à l'égard non seulement de la demande existante, qui est peu ou mal exploitée aujourd'hui par les acteurs traditionnels, mais aussi  de la demande créée par Internet. 

L'avènement d'Internet conduit donc à l'apparition d'une concurrence,  parfois féroce, entre les nouveaux et les anciens acteurs dans le domaine des biens culturels. Cette concurrence peut être illustrée par les sites qui proposent  la vente en ligne de livres.
 


L'apparition de sites spécialisés dans le vente de livres, comme par exemple le site Amazon, a conduit ses concurrents traditionnels à créer un site Internet. C'est le cas de Barnes and Noble (http://www.barnesandnoble.com).  Il s'agit d'une enseigne commerciale très connue qui exploite plus d'un millier de magasins et qui s'est  sentie  menacée par des sites exerçant le même métier, et qui offrent aux internautes non seulement la possibilité d'acheter sans se déplacer, mais aussi des services, tels que des informations sur les livres (présentation de l'auteur, résumé de l'oeuvre...), ce qui par ailleurs favorise l'acte d'achat. (voir aussi les sites : Alapage, BOL)

Comment expliquer cette concurrence? Le premier facteur d'explication tient aux avantages de l'Internet, comme par exemple, le fait que les sites ne supportent pas les mêmes frais d'installation et d'équipement que les acteurs traditionnels. En effet, il n'ont pas de fonds de commerce, ce qui annule le coût du loyer pour les magasins, les frais d'installation et d'agencement de ces derniers; ils ont peu de frais tenant à la gestion des stocks (ils fonctionnent le plus souvent en flux tendus); ils réduisent les charges induites par le personnel (vendeurs, magasiniers, hôtesses d'acceuil, service de l'entretien...). Par conséquent, ils ont moins de coûts fixes, ce qui leur permet de réduire leurs charges da,ns leur compte de résultat. De plus, Internet leur permet d'être localisés dans des pays fiscalement plus souples que la France par exemple, tout en s'adressant à des internautes français. La proximité géographique n'est en effet plus une condition ou une nécessité avec Internet.

Cette concurrence s'explique aussi par les nombreux avantages que présente Internet pour les internautes. Ils s'analisent en premier lieu en termes de distance géographique et de temps. En effet, une personne qui n'a pas le temps de se déplacer à une vente aux enchères (http://www.auction-fr.com) ou d'aller voir une exposition qui va bientôt se terminer, peut le faire sur Internet. Par exemple, la Cité des sciences de la Villette proposait un colloque sur l'art numérique; son site propose aujourd'hui d'avoir accès, grâce à l'image et au son, aux informations qui ont été divulguées lors de ce colloque (http://www.fetedelinternet.com). 

En second lieu, ce sont avant tout en termes de services qu'Internet présente des avantages, et le premier d'entre eux est l'information sur les biens culturels. Lors d'une vente aux enchères d'oeuvres d'art, lors de l'achat d'un livre ou d'un CD ou encore lors de l'accès à une présentation ou exposition de biens culturels, les sites proposent une information riche et précise le plus souvent ( ; http://www.artprice.com ; http://www.bb.com ; http://www.cdplanete.com). 
 
 

Par ailleurs, les sites Internet parviennent à personnaliser leur offre d'accès aux biens culturels, par l'intermédiaire de systèmes d'identification (en relevant des informations sur les internautes : nom, prénom, sexe, age...) ou par l'intermédiaire de cookies qui permettent d'analyser les goûts et les préférences des internautes.

Enfin, l'avantage peut aussi être financier. Outre le coût du transport qui est économisé, certains sites offrent un accès gratuit aux biens culturels. Il s'agit notamment de certaines oeuvres littéraires et musicales qui peuvent être téléchargées. 
Après avoir fait une recherche sur Emile Zola (http://www.yahoo.fr), il était facile de trouver des sites diffusant des oeuvres de l'écrivain. Germinal peut être téléchargé à partir du site http://un2sg4.unige.ch/athena/zola/zola_geo.html.  De même, un site propose La Curée, J'accuse et L'argent. De plus, certains biens culturels (tableaux, photographies, scultures, livres...) peuvent être copiés, comme le montrent les illustrations contenues dans ce mémoire
 
 
 
 
 

2 - La mise en ligne de biens culturels s'analyse en fait comme un complément, qui répond avant tout à une logique commerciale. 
 
 

Les acteurs traditionnels développent de plus en plus leur site sur Internet, ce qui montre bien que le nouveau canal de diffusion qu'est le Réseau des réseaux complète et renforce même le ou les canaux de diffusion traditionnels. En effet, cela répond  à un problème d'image (il ne faut pas paraître rétrograde ou "out") et à un intérêt marketing. 
 

Comme il l'a été dit plus haut, l'internaute est mieux informé, parfois même il est identifié, ce qui permet de mieux cibler l'offre de biens culturels et de favoriser l'acte de "consommation" au sens large (l'accès au site, l'achat de biens ou encore le téléchargement). Un exemple est donné  par la FNAC dont le site reprend les produits qui sont vendus dans les magasins. 
 
 

Cette complémentarité existe aussi pour les internautes. Ils disposent d'un accès plus facile et d'une meilleure information sur les biens culturels et peuvent les "consommer" en ligne. Les ventes aux enchères d'oeuvres d'art illustrent parfaitement qu'Internet est  avant tout un canal de diffusion complémentaire. Par exemple, c'est le même type de personnes qui achète et dans la salle et sur le site, les prix étant les mêmes pour tous  (voir les sites http://www.nart.com  et http://www.auctionroom.com). 
 

Enfin, Internet permet à certains sites relatifs aux biens culturels d'exister. Tout d'abord, les artistes peu ou pas connu du tout peuvent présenter et proposer leurs oeuvres gratuitement (sur un site comme ifrance, par exemple) sans devoir passer par les intermédiaires du marché des biens culturels (critiques d'art, galliéristes, éditeurs, producteurs de musique..) et sans devoir engager des frais comme ceux de la location d'une salle d'exposition, tout en touchant un plus grand nombre de personnes que ne pourrait contenir une salle ou que ne permettrait de réunir le temps limité d'une exposition .
 

Ensuite, les nouveaux modèles économiques et leur financement permettent l'apparition de sites créés autour des biens culturels, comme les sites d'information. Dans le mode de l'économie réelle, cela n'aurait pas été possible, compte tenu de l'exigence de rentabilité immédiate, du moins de la capacité de faire face aux frais "fixes". La possibilité de se financer grâce à des investisseurs (actionnaires ou non), grâce à la publicité sur le site ou encore grâce au système de l'affiliation rend possible la création de sites, tels que le site chronic'art (http://www.chronicart.com).
 
 
 
 
 
 


B - En dématérialisant les supports, Internet "révolutionne" la diffusion de biens culturels 
 
 

1 - La dématérialisation du support des biens culturels et de leur diffusion 
 

La dématérialisation des biens culturels oar Internet est variable selon le bien dont ils'agit : les livres, les oeuvres  musicales et cinématrographiques sont les plus concernés.

La numérisation ou dématérialisation des livres réveille les craintes de la "mort du livre" sur support papier, qui montrent l'attachement au support papier "palpable". Toutefois, cela n'a pas empêché d'aller plus loin que la numérisation de certains biens culturels. En effet, celle-ci a été enrichie par l'apparition de sites Internet proposant des "Webzines" et des "E-books" .
 

Les CD-Roms sont une forme intermédiaire de livre virtuel, puisqu'ils contiennent du texte plus des images et des sons, mais ils ont déjà permis l'émergence d'artistes qui utilisent l'hypertexte comme moyen d'expression. Le non-roman de Lucie Le Boutiny est un exemple d'oeuvre interactive. D'autres romanciers ont lancé des concours d'écriture (comme Yann Quéfélec avec 30 jours à tuer), en proposant aux internautes d'écrire une suite à un chapitre. 

L'exemple de 00h00.com illustre l'apparition des cyberéditeurs. Ce sont des maisons d'édition installées sur la Toile, qui publient leurs auteurs en ligne et vendent des livres numériques. Créée en 1998, 00h00 a d'abord publié des romans mais s'intéresse maintenant à des oeuvres plus difficiles : poésies, essais. 00h00 est un "pure player", et vend également des ebook sur son site. Les éditeurs virtuels misent beaucoup sur l'événementiel, par exemple la publication en ligne et en exclusivité du dernier roman de Stephen King sur un site américain. 

Le livre numérique n'est pas une menace absolue pour le livre, dont le déclin a commencé bien avant la naissance d'Internet et il n'est pas sûr que l'e-book puisse détrôner, à l'avenir, le livre papier. D'emblée se pose un problème d'autonomie des batteries du livre, sans compter que plus les batteries sont grandes et plus elles pèsent lourd. la maniabilité est un facteur primordial : les lecteurs, qui sont de plus en plus âgés, dont une minorité seulement est connectée à Internet et qui sont attachés aux sensations du livre traditionnel (le parfum de l'encre, le toucher des pages), seront difficiles à convaincre et préfereront leur bon vieux livre à la froideur du livre virtuel. Par ailleurs,  conquérir un marché suffisant est un défi pour les concepteurs de livres électroniques : l'e-book ne devrait pas concerner avant une quizaine d'années le grand public. Les fabricants comme Softbook visent d'abord des clients institutionnels c'est à dire les entreprises, bibliothèques, écoles et universités. Dans ces lieux, le livre virtuel remplacerait avantageusement les photocopies illégales. 

Les bibliothèques ont développé la numérisation des ouvrages anciens et notamment la Bibliothèque Nationale de France qui met à disposition plus de 35 000 livres libres de droits sur son site : http://gallica.bnf.fr .
 
 

Le site Un Film De .com est un site  ou "espace de diffusion" de couts métrages et de fims de cinéma indépendant. Il  propose aussi une rubrique Actualité sur les jeunes réalisateurs et acteurs.

 
 

2 - Les enjeux économiques et juridiques, illustrés par le procède du site nart.
 

Outre la crainte de ceux qui sont attachés au support papier, apparaît un enjeux à la fois économique et juridique attaché à la protection des droits d'auteurs et à leur rémunération (par exemple, le téléchargement de films ou de musiques posent ce problème; par exemple les MP3).
 
 
 
 
 
 

Communiqué de presse du 4 Mai 2000

AFFAIRE : NART/COMMISSAIRES PRISEURS
Le TGI de Paris a rendu son jugement 
Maître BINOCHE prend la responsabilité des ventes françaises de Nart
 
Le TGI de Paris a rendu son jugement, le 3 mai dernier, dans le cadre de l’assignation de Nart par les commissaires priseurs relatif à la première vente aux enchères en ligne d’œuvres d’art organisée par Nart Inc en novembre dernier. 
 
Afin d’établir que la vente concernée relève du monopole des commissaires priseurs, les critères retenus par le jugement pour situer le lieu de la vente sont : 
  1. 1 - d’une part l’exposition sur le territoire français des objets concernés,
  2. 2 - et d’autre part l’offre faite à des « internautes domiciliés en France ».
Dans ce contexte, le jugement « interdit à Nart SAS et à Nart Inc de s’immiscer de quelque façon que ce soit dans les opérations de ventes aux enchères réalisées en France et qui relèvent du monopole des commissaires priseurs ». De plus, les sociétés sont condamnées à verser 1 franc de dommages et intérêts. Ce jugement n’est pas assorti d’une mesure d’astreinte, ni d’une mesure de publication, ni de l’exécution provisoire. 
 
Nart SAS et Nart Inc ont décidé de faire appel du jugement, bien qu’il ne soit pas exécutoire immédiatement et qu’il soit rendu obsolète prochainement par le vote définitif de la nouvelle loi qui met fin au monopole des commissaires priseurs.
Nart prend acte et décide de suivre la décision du Tribunal : 
 
Désormais, l’ensemble des ventes aux enchères en ligne d’objets situés en France ou vendus à des résidents français seront placés sous la responsabilité du commissaire priseur Maître BINOCHE
 
Rappelons que dès février 1997 Nart et Maître BINOCHE ont été les pionniers des ventes aux enchères sur Internet en réalisant la première mondiale lors de la vente du Capitaine Dreyfus, qui fut suivie des ventes Man Ray, Professeur Dausset,… Il n’est pas exclu qu’un rapprochement avec OXION, lancé par Maitre BINOCHE en janvier 2000, vienne renforcer ce partenariat. 
 
Le développement de Nart est fondé sur une stratégie d’acquisition dans ses trois métiers principaux : l’information artistique, la retransmission d’événements en ligne et les ventes d’œuvres d’art sur le net (ventes aux enchères, ventes à prix fixe et ventes de multiples).

Dans ce contexte, Nart vient de conclure un partenariat avec la galerie d’art Artcurial, et finalise le rachat de publications dans le domaine de l’art. En ce qui concerne les ventes aux enchères, l’acquisition d’une étude de commissaires priseurs dès que la loi le permettra, est prévue depuis longtemps. 
 

Dans les semaines à venir, Nart continuera d’apporter sa contribution à la préparation du futur cadre juridique des ventes aux enchères actuellement en discussion au Parlement.
 


 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

 
 
 
 
 
Internet modifie les rapports entre les individus et les biens culturels


















A - Internet modifie l'accès des individus aux biens culturels
 
 

1 - Un démocratisation certaine, mais contestée, de l'accès aux biens culturels 

2 - L'accès élargi aux biens culturels: vers une culture uniformisée ou enrichie ? 
 
 

B - Internet modifie aussi la nature des biens culturels, en quelques sortes "désacralisés
 
 

1 - L'introduction d'une interactivité des genres et des créateurs

2 - L'interrogation sur l'essence philosophico-juridique des biens culturels
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 


 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 


 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

 

Deuxième partie : 
Internet modifie les rapports entre les individus et les biens culturels












L'impact d'Internet sur les biens culturels ne se limite pas à la simple modification du support. Plus profondément, Internet modifie notre rapport à la culture en faisant évoluer à la fois notre accès aux biens culturels, mais aussi en modifiant la nature de ces biens. 
 
 
 

A - Internet modifie l'accès des individus aux biens culturels 
 


1 - Un démocratisation certaine, mais contestée, de l'accès aux biens culturels 
 
 

Les sites d'information sur les biens culturels se multiplient de manière certaine. Il n'est pas un magazine d'information culturelle, un musée qui ne crée son site web. Nous en avons exploré quelques-uns qui proposent des services visant à faciliter l'accès aux biens culturels. (Le Centre Georges Pompidou, le Musée du Louvre, le Museum of Modern Art de New York…). 

Le site du musée du Louvre a particulièrement retenu notre attention. Ce site propose en effet une visite virtuelle des galeries du Louvre (http://www.louvre.fr). 
 
 

Cette possibilité est encore inédite en France. Ce site offre la possibilité d'évoluer librement dans toutes les salles du Louvre et y apprécier peintures et sculptures en trois dimensions. En outre, il est possible de se promener autour de la pyramide du Louvre et la notion de bien culturel prend alors toute sa profondeur. Il ne semble plus y avoir de hiérarchie de valeur entre le pur bien artistique et les biens culturels dans leur ensemble. La Vénus de Milo et la pyramide du Louvre s'approchent de la même manière. 

Cependant, ce type de visite n'est pas à la portée de tous puisqu'il requiert la possession des logiciels Quick Time Pro que le site propose aux visiteurs d'acheter on line pour trente dollars. Si la démocratisation n'implique pas forcément la gratuité totale de l'accès aux biens culturels, la substitution de la démocratie universelle à la démocratie "censitaire" est cependant souhaitable. 

Par ailleurs, il faut remarquer que toutes les écoles et tous les foyers ne sont pas équipés en ordinateurs, et, pour ceux qui le sont, ils ne sont pas tous connectés à Internet. La barrière financière, qui certes tend à se réduire, demeure un obstacle majeur au processus de "démocratisation" de l'accès à Internet. 
 
 

Ce qu'Internet apporte pour le moment à tous et de manière incontestable, c'est une information complète sur les biens culturels présentés en ligne. Par exemple, tous les musées ont créé leur site. Ils se présentent comme des catalogues que chacun peut consulter gratuitement et constituent un apport certain dans la préparation à l'appréciation des biens culturels. Le site du Mussée Rodin est un très bon exemple (http://musee-rodin.fr/acceuil.htm). Il apporte au visiteur un certain savoir, nécessaire à l'appréciation des œuvres de l'artiste. 















Ceci est très appréciable lorsqu'il s'agit de l'art contemporain, qui est plus difficile d'accès et qui nécessite une grille de lecture conséquente. Il s'agit par exemple du site du Centre George Pompidou (http://www.centrepompidou.fr)

De plus, tous ces sites se répondent et se renvoient l'un à l'autre ce qui permet d'évoluer sans difficultés à travers le patrimoine culturel français et mondial (Museum of Modern Art de New York…). En France, leur mise en place a été facilitée par l'action développée par le Ministère de la culture qui les subventionne et les recense (http://www.culture.gouv.fr/culture/int/index.html)
 
 

Le savoir semble donc se démocratiser et il est plus facile grâce à Internet d'avoir accès aux biens culturels. Par exemple, pour accéder à des œuvres littéraires, il est facile de passer par une bibliothèque spécialisée, comme celle d'Anima (http://www.arsmultimedia.org). 

Toutefois, il faut être vigilant car de nombreux sites sont assez pittoresques , comme http://www.multimania.com/klee, site "Kandinsklee" qui est l'"œuvre" d'un passionné de Kandinsky et de Klee. La "galerie virtuelle" n'est pas véritablement organisée et est assaillie par une publicité permanente. Un site recense d'ailleurs toutes ces galeries et autres prétendus musées (http://bidonnet.com)
 
 

Encore une fois, les limites de la démocratisation apparaissent clairement, et hors des sites officiels, les informations en ligne doivent être triées et filtrées. Finalement, l'accès aux biens culturels n'est facilité ou démocratisé, que pour ceux qui possèdent déjà un certain savoir. A la barrière financière s'ajoute une barrière d'ordre socioculturel.  Comme le précise Dominique Wolton, directeur de recherche au CNRS, " Internet est surtout utile à ceux qui disposent d'un savoir établi et qui veulent se tenir informés des évolutions de leur discipline...L'égalité d'accès à l'information est une chose, l'égalité des compétences en est une autre ".
 
 

La démocratisation de l'accès aux biens culturels est donc limitée et l'essence même de la création d'Internet nous empêche de croire en un prochain accès égalitaire au savoir. Ce qui s'est véritablement transformé serait plutôt l'accès à un certain type de biens culturels. Le Réseau démultiplie la possibilité d'entrer en contact avec différents biens culturels et qui remet en cause la notion même de culture. 
 
 

2 - L'accès élargi aux biens culturels: vers une culture uniformisée ou enrichie ? 
 

Il permet d'avoir un rapport interactif vis-à-vis des bien culturels, par exemple, la lecture d'un livre, grâce à la technique de l'arborescence, est multidimensionnelle et personnalisée.(un exemple dans le monde de la bande dessinée ou "cybercomics": Marvelzone).

L'accès joue en faveur des artistes qui trouvent ici un moyen de se faire connaître et, par conséquent, de vivre de leurs œuvres et de poursuivre leur travail de création. Par conséquent, cela favorise l'enrichissement des biens culturels, à travers la possibilité plus grance de création.
 
 
 
 
 

B - Internet modifie aussi la nature des biens culturels, en quelques sortes "désacralisés"
 
 

1 - L'introduction d'une interactivité des genres et des créateurs 
 

L'interactivité a un grand rôle à jouer dans l'évolution de la nature des biens culturels, et elle concerne aussi bien les genres que les créateurs de biens culturels, plus particulièrement les biens artistiques.

Il s'agit tout d'abord de l'interactivité des genres. L'art contemporain nous permettait déjà de nous soustraire à une vision sclérosante de l'art conçu en genres. Les supports ont commencé à se mélanger. C'est, bien entendu, principalement du côté de l'image que se manifeste ce processus, et il est donc intimement lié à l'évolution technologique. Les nouvelles technologies de l'information et de la communication (NTIC) ne font donc qu'accélérer ce mouvement, de même qu'elles le révèlent. De nouvelles formes de création apparaissent donc. Le site Ars multimédia est un des sites qui recense ces créations dans une gigantesque "bibliothèque", appelée Anima (http://www.arsmultimedia.org).
 

Un exemple de ce nouveau type de bien culturel nous a frappées. Il s'agit de la poésie numérique. Le texte et l'image ne forment plus qu'un et sont parfois même complétés par de la musique. Nous vous conseillons un très beau poème, néant (http://www.arsmultimedia.org/neant.htm).Encore une fois il faut rappeler que ce processus s'était mis en mouvement bien avant l'arrivée d'Internet car cette recherche est celle de nombreux artistes depuis longtemps. Néanmoins, Internet apparaît indéniablement comme un facteur d'accélération de ce processus d'interactivité et d'enrichissement mutuel des genres. 
 

Par ailleurs, il y a également une interactivité entre les créateurs et l'on trouve sur Internet des œuvres prêtes à être recréées, modifiées. 
 
 
 
 
 


2 - L'interrogation sur l'essence philosophico-juridique des biens culturels 
 
 

Il permet aussi de créer des biens culturels spécifiques à Internet, "virtuels", et ainsi de faire émerger de nouvelles formes d'art, d'où un enrichissement des biens culturels.

Il est courant aujourd'hui de penser la culture comme une perpétuelle construction, fruit d'une intéraction. Mais cette conception est évidemment en rupture avec la vision traditionnellement véhiculée des biens culturels. En effet, cette notion apparaît comme figée et irréductiblement liée à celle de patrimoine. Internet fait, sans aucun doute,  évoluer cette distorsion en modifiant le concept de bien culturel. 

Les biens culturels peuvent constituer une possession commune qu'on se plaît à penser en termes planétaires. Cela passe bien entendu par un renversement juridico-philosophique d'une longue tradition qui place le statut du bien culturel dans son caractère original et sacré, intouchable.

 


 
 
CONCLUSION





















 


 
 
 
 
 
LES SOURCES


















Les sites 
 
 

Voir tous les sites déjà cités, auxquels il faut ajouter les nombreux autres sites permettant la diffusion et la création de biens culturels, à savoir: 
 
 

** pour les informations générales sur le sujet: 

http://www.libe.fr,
http://www.lemonde.fr
http://www.nouvelobs.fr,http://www.lejournaldunet.com,
http://www.lesnews.net
http://internetactu.com,
http://www.chronicart.com
 
 

** pour la diffusion de biens culturels: 

http://www.cdplanete.com,
http://www.musicbox.fr,
http://www.francemp3.com,
http://www.webnet.fr/poesies
http://www.chapitre.com
http://www.dvdzone2.com
http://www.cdnow.com,
http://www.moebius1.com,
http://www.nart.com,
http://www.encyclopaedia-universalis.fr,
http://www.britannica.com
 
 

** pour la création de biens cultures spécifiques à Internet: 

http://www.eruptor.com
http://www.avaloncomics.com
http://www.imaginet.fr/forest,
http://www.newmedia.arts.org
 
 

Les ouvrages 

Ch. Féral-Schuhl, Cyberdroit, Dalloz, éditions Dunod, 1999. 

J. Hagel III et A. G. Armonstrong, Bénéfices sur le Net, éditions d'Organisation, 1999. 

P. Levy, La cyberculture, éditions Odile Jacob, 1997. 
 
 
 

 


 
 
 
NOS SITES PREFERES



















** Une page web qui recense tous les musées du monde : http://www.culture.gouv.fr/culture/int/index.html.
 

** Tous les fonds des bibliothèques françaises (bientôt européennes) sur le site http://www.ccfr.bnf.fr 
 

** Tous les évènements culturels recensés par des sites d'acteurs n'existant que sur Internet : http://www.culturekiosque.com, ou des sites d'acteur existant dans le monde réel, déjà partenaires de manifestations: http://www.arte-tv.com/forum
 

** Site très intéressant de ventes aux enchères : http://www.auction-fr.com.
 

** Pour trouver des jolies peintures : http://www.multimania.com/klee
http://webcoast.com/dali,
http://www.warhol.org.
 

** Un super site techno favorisant le développement du cyberart : http://www.france-techno.fr ainsi que le site : http://www.vitroman.com.
 

** Et enfin, un site réunissant des jeunes créateurs de sites Internet : http://www.pda.qc.ca/fr.publ.toil.html (la toile des arts).